L’ecologie dans la campagne des municipales

Le point de vue de l’association les Verts de Meylan.

Ce numéro, qui rappelle l’histoire de l’écologie à Meylan, présente les actions menées et les orientations qui nous tiennent à coeur pour les six années à venir. 

L’écologie a une histoire … Dans sa définition première, le mot « ECOLOGIE » désigne  » la science qui étudie les êtres vivants dans leurs milieux en tenant compte de leurs interactions ». Il a ensuite pris le sens de doctrine visant à réduire l’impact négatif de l’homme sur son environnement ainsi que de courant politique défendant cette doctrine. Dès les années 70, les écologistes se sont donnés pour objectif la protection des écosystèmes, de la biodiversité, de la planète, ainsi que la recherche de plus d’égalité, entre hommes et femmes, entre les peuples…, plus de démocratie, pour que nos sociétés puissent vivre.
Le réchauffement climatique, l’extinction de nombreuses espèces, la surexploitation des ressources naturelles, confirment le diagnostic
et la nécessité vitale de l’action écologique.


à Meylan aussi !

Dans la continuité de François Gillet, écologiste avant l’heure, les écologistes, oeuvrent avec patience et détermination à Meylan. Ils ont
contribué à l’élaboration de notre ville en « Ville Nature » dont nous sommes tous fiers.

…. Lire la suite en téléchargeant le PDF en bas de la page.

Échos du conseil municipal du 16 Décembre 2019

Le budget 2020 a été adopté de justesse : le groupe du maire J-P Blanc a voté pour, le groupe de J-C Peyrin s’est partagé entre abstention et vote contre, les autres groupes dont AIMeylan se sont prononcés contre.

Le débat a porté essentiellement sur deux sujets :
■ Le premier sur l’absence d’investissements pour entretenir le patrimoine meylanais, aujourd’hui « dans un état déplorable », selon les propos même du maire. Après avoir gouverné la commune durant 18 années d’affilée, la municipalité de droite UMP puis LR s’aperçoit soudain que le patrimoine qu’elle n’a pas entretenu est en mauvais état. Cette inaction, préjudiciable aux meylanais, comme l’a souligné AIMEylan, est le fruit de la discorde et d’un manque de vision.

■ Le second sujet était porté par le public nombreux dans la salle, à grand renfort d’affichettes, contestant des décisions non démocratiques qui pénalisent les meylanais :

  • la suppression du poste de gardien des Capucins
  • un projet de couverture de 4 des 6 terrains de tennis des Aiguinards.
    AIMEylan a interrogé le maire sur sa manière de (mal)mener la démocratie locale, tant sur ces deux sujets que sur l’urbanisation de Malacher Nord.
    Le maire a répondu ou fait répondre que tout était très bien ainsi !
    Le public s’est pincé pour vérifier qu’il ne rêvait pas.

An savoir plus:

http://www.monovelli.net/spip.php?article1488

Urbanisme: Les commissaires enquêteurs ont rendu leur avis sur enquête publique du PLUi



Pour Meylan, les commissaires enquêteurs ont émis une réserve sur le Plan local d’urbanisme intercommunal ( PLUi) qui devrait rentrer en application à Meylan à la fin du mois de janvier : la zone à urbaniser (classée AU) du bas Charlaix en bas du Monarié qui était classée en zone économique bien qu’inondable, doit être classée en zone naturelle N non constructible. S’agissant d’une « réserve » cette décision s’impose. Les Verts de Meylan et Meydia avaient soulevé ce point qui concerne une zone humide avec corridor écologique.


D’autres recommandations intéressantes ont été formulées : elles concernent globalement la concertation, la densification plus en douceur pour les secteurs pavillonnaires, la mise en place de transitions raisonnables en matières de parking (la proposition de ne pas rendre obligatoires les parkings pour le logement social dans les zones bien desservies par les transports en commun fait couler beaucoup d’encre !) et la recommandation de mieux repartir la construction de logements : ne pas tout concentrer dans le bas Meylan, densifier un peu « le bas du Haut-Meylan »… mais ces propositions n’étant pas obligatoires, les futurs élus auront la responsabilité de les suivre ou non.
Quoiqu’il en soit, le travail des élus d’opposition (dont AIMeylan ) et des associations membres de la commission extra – municipale a permis des avancées : en l’absence d’orientations d’aménagement communales, le maire de Meylan a fini par accepter de proposer au Conseil une délibération qui permette de surseoir à la vente de parcelles communales privées à des promoteurs tant que le travail de réflexion d’ensemble ne serait pas abouti. Ceci pour éviter que poussent ça et là des immeubles sans réelle cohérence d’ensemble, ni aménagement urbain (absence de chemins pietons, petits parcs et espaces de jeux pour enfants , local de réunion lorsque le nombre de construction est important etc…).
De même, les 48 propositions environnementales proposées par la conseillère écologiste MO Novelli aux élus de Meylan et de la Métropole ont, semblent – il aux dires du responsable en charge de la rédaction du PLUi à la Métropole « fortement contribué à l’écriture de l’OAP Paysage (Orientation d’Aménagement et de Programmation »paysage »).


PLUS D’INFORMATIONS sur le site de Marie Odile Novelli, conseillère municipale écologiste du groupe AIMeylan : http://www.monovelli.net/spip.php?article1489]

Notamment contribution de mo Novelli (détaillée) au PLUI : http://www.monovelli.net/spip.php?article147

VERTS DE MEYLAN : voir aussi l’ article sur ce site : http://vertsdemeylan.xyz/index.php/2019/05/03/enquete-publique-sur-le-plan-local-durbanisme-intercommunal-plui-cest-maintenant/    

Pesticides : rassemblement « nous voulons des coquelicots »

Comme tous premiers vendredis du mois, vendredi Les Verts de Meylan premiers vendredis relaient l’appel d’Ecologie et Citoyenneté 
rdv devant la mairie vendredi 6 Decembre à 18h30:

Rassemblement le 6 DECEMBRE 18 h30


Deux informations journalistiques ce jour :

  1. le DL Le tribunal administratif de Grenoble, saisi par France nature environnement (ex- Frapna), enjoint l’État à mieux protéger des pesticides les points d’eau de l’Isère et de la Haute-Savoie.
    « Une victoire ». C’est comme cela qu’Éric Feraille, responsable régional de France nature
    environnement, voit la décision du tribunal administratif de Grenoble, qui a annulé l’arrêté du 3 juillet 2017 du préfet de l’Isère et de celui de la Haute-Savoie, enjoignant ces derniers à revoir leur copie sur la question du périmètre de protection des points d’eau dans ces
    départements vis-à-vis des pesticides (fixé à 5 mètres). Pour France nature environnement,
    la notion de points d’eau a été minimisée.
    • Un recensement incomplet des points d’eau

————2) Extrait du journal le monde de ce jour

« Et si l’utilisation d’herbicides impliquait, à terme, une plus grande utilisation d’herbicide ? « C’est ce qu’a conclu l’Agence française de sécurité sanitaire (Anses). Les variétés de végétaux agricoles rendues tolérantes à un herbicide font courir le risque d’un développement de
résistances des mauvaises herbes et, donc, d’augmentation de l’utilisation de phytosanitaires, a averti l’Anses, jeudi 28 novembre…. L’agence s’est intéressée aux variétés de plantes rendues tolérantes à un herbicide par des techniques conventionnelles ou génétiques, alias
« VRTH ». Utiliser des VRTH permet par exemple à un agriculteur de se débarrasser des mauvaises herbes en traitant son champ de colza résistant avec un herbicide, sans tuer le colza.

« Après analyse des pratiques culturales, l’Anses confirme des risques de développement de résistances des adventices (les plantes nuisibles à la production) aux herbicides et in fine d’augmentation de l’utilisation d’herbicides, déjà mis en avant dans le rapport d’expertise collective INRA-CNRS de 2011 », indique l’agence dans son avis.

.;L’Agence pointe également « l’absence de traçabilité de l’utilisation de ces semences faisant obstacle à l’évaluation de leurs impacts sur les plans agronomique et sanitaire ». Elle recommande donc de mettre en
place « un dispositif de suivi afin de surveiller les éventuels effets indésirables liés aux VRTH »
Les variétés de végétaux devenues tolérantes à un herbicide… à cause de ce même herbicide (Le Monde)

COMMUNIQUE des Verts de Meylan sur le «BHNS» 29 octobre 2019

Les Verts de Meylan invitent les habitants à s’exprimer sur le tracé du BHNS (C1+) d’ici le 31 Octobre sur le site de la Métro.

Pour améliorer les déplacements et la qualité de vie des Habitants, Les Verts de Meylan soutiennent un projet de BHNS -Trolley (Bus à Haut Niveau de Service)

  • avec ouverture des portes automatiques pour favoriser l’accès rapide des personnes à mobilité réduite,
  • intégrant de petits parkings relai ,
  • en correspondance directe avec le tram B au pont du Charmeyran,
  • desservant correctement Montbonnot y compris une partie de week end, [un bus sur deux venant de Mont bonnot en période de pointe soit toutes les 4 mns, est une solution qui garantit aux Meylanais de ne pas être pénalisés par des bus qui arriveraient pleins],
  • desservant l’arrêt du Bret aux Buclos,(variante 4) et maintenant l’arrêt Mairie/ Grand Pré. en circulation partagée sur les portions Buclos et Béalières.

Ils soulignent que les restrictions de circulation envisagées ne doivent pas entrainer une aggravation des circulations et pollutions de l’air sur d’autres routes ou avenues : Verdun-Sept Laux, Taillefer, Chamechaude, Vieux Chène, RD11.
-il convient donc d’abord « d’apaiser » les circulations sur entrées et sorties d’autoroute et voies rapides citées.améliorer la ligne 6020 en fréquence, amplitude, stations…,créer ou renforcer un Bus rapide en site propre sur la bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute transformée en voirie urbaine.

Ils rappellent que l’extension à Montbonnot Inovallée ne traitera pas les problèmes du Grésivaudan . Il faut donc apporter des solutions spécifiques dans le haut et le bas de la vallée du Grésivaudan : 

  • améliorer la ligne 6020 en fréquence, amplitude, stations…,
  • créer ou renforcer un Bus rapide en site propre sur la bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute transformée en voirie urbaine.
  • Le BHNS devra emprunter une partie du RD11 qui sera sur cette portion en circulation mixte BHNS /voitures. La RD11 devra rester sur 2 voies même dans cette portion, compte tenu des contraintes environne-mentales.
  • Jean – Claude DEFRENNE, Président,
  • Marie- Odile NOVELLI, conseillère municipale écologiste de AIMeylan
http://vertsdemeylan.xyz/wp-admin/

M



Pesticides : rassemblement « coquelicots » vendredi 6/9/19 à 18 h 30 devant la mairie de Meylan.

Un enjeu citoyen, face à des décisions publiques & européennes molles. Les pesticides tueurs d’abeilles et de biodiversité sont aussi de sérieux perturbateurs endocriniens. La liste de ces derniers est longue, et ils sont tous à combattre…

A L’heure où Santé publique France alerte sur la présence de ces polluants du quotidien dans l’organisme des Français Bisphénols, phtalates, parabens, éthers de glycol, retardateurs de flamme bromés, composés perfluorés (PFC), « qui sont souvent des perturbateurs endocriniens ou des cancérigènes, avérés ou suspectés », et où malheureusement la commission européenne est beaucoup trop laxiste, c’est «  la mobilisation des citoyens, des villes et des territoires qui doit prendre le relais dans la lutte contre les perturbateurs endocriniens » comme le dit la secrétaire d’Etat Brune Poirson elle même.
Les villes peuvent courageusement prendre des arrêtés municipaux pour interdire l’usage des pesticides dans certains périmètres, quitte à assumer des contentieux. Elles peuvent signer la charte d’engagement vers « Zéro pesticides dans nos villes et nos villages ». Elles peuvent aussi et surtout engager dès aujourd’hui des actions pédagogiques municipales, sur les pesticides, et les perturbateurs endocriniens. C’est ce que demandent les Verts de Meylan.

Jean Claude DEFRESNNE Président, Marc NOUVELLON, Vice Président, Marie Odile NOVELLI, Conseillère municipale écologiste de AIMeylan

 

Enjeux: Qualité de Vie pour tous

Sans rentrer dans des considérations planétaires Nord Sud – auxquelles nous sommes sensibles si nous voulons nous donner les chances d’un developpement soutenable- , disons succintement que :

Pour nombre d’habitants de l’agglomération grenobloise, cela consisterait à pouvoir béneficier des avantages des villes ( au plan culturel, économique sociale etc..) tout en ayant un accès  facile à la Nature. A Grenoble, les montagnes s’offrent  à la vue et la nature n’est jamais bien loin. En profiter exige cependant d’avoir les moyens, dans tous les sens du terme,  de se déplacer.

A Meylan, ville traditionnellement choisie pour son cadre, c’est l’urbanisation amorcée ces dernières années essentiellement dans le « Bas Meylan » ( incluant l’avenue de Verdun), qui, fortement contestée par les habitants, a reposé la question de la qualité de vie et permet de préciser ce que , pour les Meylanais, n’est pas la qualité de vie, et ce qu’ils refusent.

Densification, constructions au bord des grandes voiries à fleur de bitume, coupes sombres dans les haies arborées, et constructions sans commodités ( LCR, lieux de rencontres, espaces verts et jeux pour enfants…) dont les meylanais n’ont guère été privés dans le passé, marquent une régression à l’heure où il est question de renaturer les villes. La ville de Meylan avait « inventé » la construction de logements sociaux conviviaux , participatifs, au milieu de la nature, ( quartiers Bealières, Buclos..) et le respect des Trames Vertes et bleues: ruisseaux, noues, végetation naturelle…

Aujourd’hui la forme urbaine, l’architecture récente, banalisée, est la même quel que soit le quartier. Alors que Meylan comporte encore d’anciennes ferme et des hameaux qu’il serait facile de continuer à mettre en valeur, ainsi que des vues sur les grands paysages montagnard et agricoles ( Plaine et Lac de la Taillat…).

La densité de certaines réalisations dans Inovallée, lieu de renouvellement urbain majeur, qui fut un modèle de  zone « verte », s’effectue à la parcelle sans plan d’ensemble, selon une densité par ailleurs supérieure aux «prescription du SCOT ».

Comme les tentatives d’amendements qualitatifs du PLU en 2012 et 2014 (par la minorité ) sont  restées vaines, le nombre de constructions prévus au SCOT et au PLH rend désormais « périlleux » la poursuite des objectifs engagés.  Le PLU de 2012 en est essentiellement responsable, mais il convient de corriger ses aspects négatifs dans le PLUI (Plan local d’urbanisme intercommunal) en construction, qui marque une forme de progrès, mais doit en partie être rectifié ou précisé (Il en est question dans ce site). Pas surprenant dans ces conditions que les Meylanais se soient assez massivement exprimés lors de  l’enqête publique.

LES ENJEUX QUALITATIFS SONT LIES A L’URBANISME ET A L’ ENVIRONNEMENT, AUX « TRAMES VERTES ET BLEUES » HAIES, RUISSEAUX, ARBRES, MAIS PAS UNIQUEMENT : ILS SONT AUSSI LIÉS A LA PRÉSENCE DE LIEUX DE BIEN ÊTRE, ET DE CONVIVIALITÉ . IL ESSENTIEL DE FAVORISER LA RENCONTRE, LES ECHANGES DE TOUTES SORTES, ET LES DEPLACEMENTS « DOUX » (À PIED, A VELO ..) A L ÉCOLE ET A LA BIBLIOTHEQUE, AUX PETIS COMMERCES…) , CE QUI SUPPOSE QUE L’ON NE SOIT PAS L’OEIL RIVÉ SUR SA VOITURE.
C’EST À CELA QUE NOUS VOULONS TRAVAILLER !

En savoir plus: voir notamment la catégorie publications (environnement) et la catégorie urbanismeS

Enquête publique sur le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUI): c’est maintenant !

Ces dernières années ont vu une urbanisation mal maîtrisée, rendue possible par le PLU de la commune voté en 2012, en rupture avec la qualité de vie dont nous nous enorgueillissons à Meylan. Nous ne voulons plus que cela continue ainsi. Alors, prenez la parole et soyez nombreux à contribuer au débat ! Pour vous guider dans la rédaction de votre contribution à l’enquête publique, les deux associations MeyDIA et Les Verts de Meylan vous proposent une analyse non exhaustive des points forts et des points faibles de ce futur PLUi dans sa déclinaison meylanaise.

Lire notre avis rédigé en commun avec Meydia ici

voir aussi http://www.meydia.org/

En complément plus détaillé :

26 pages de propositions et de réserves avec des visuels cartographiés concernant notamment le paysage, le patrimoine et la densité, la »nature » et le « coefficient de pleine terre » les trames vertes et bleues et les espaces communs : cheminements piétons cycles, jardins, LCR (locaux de reunions) sans oublier la mixité sociale.

A retrouver ici http://www.monovelli.net/spip.php?article1478 

Marie Odile NOVELLI, conseillere municipale écologiste membre de AIMeylan

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L’AVIS MEYDIA ET VERTS DE MEYLAN SUR L’ ENQUETE PUBLIQUE DEPLACEMENTS DE SEPT.OCT 2018 ET L’ENQUETE A VENIR SUR LE PLUI 2019

Notre publication commune Meydia- Verts de Meylan de Septembre 2018  :: http://vertsdemeylan.xyz/pdu-plui_2018-2/

 /http://www.meydia.org/index.php/articles/10-enquetes-publiques-pdu-et-plui


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Notre notre publication « actualités vertes » de janvier 2018 consacrée dejà à cette question

UNE MUNICIPALITÉ À LA DÉRIVE
PEUT-ELLE PRÉSERVER « MEYLAN, VILLE NATURE » ?
SOMMAIRE
p. 2 : Quelle urbanisation pour Meylan ?
pp 3,4 : Préserver la nature et la biodiversité : que faire ?
p. 5 : Comment nous déplacerons-nous ?
p. 6 : Pollution de l’air : attention à nos cheminées !


/http://vertsdemeylan.xyz/index.php/2019/02/01/actualites-vertes-2018-2019/


Conseil Municipal

Un( e) ou deux élu(e)s écologistes selon les période siègent dans le groupe d’opposition AIMeylan qui est le réseau des élus de Gauche, Ecologistes et Centristes à Meylan .

http://aimeylan.fr/

http://vertsdemeylan.xyz/index.php/conseil-municipal

Conseil Municipal du 28 Avril 2019

Voir les questions posées par AIMeylan sur le site AIMeylan.fr

Question sur la gestion du patrimoine arboré

Posted on 12/04/2019 by Philippe Cardin 

Question de Madame Marie-Odile NOVELLI :
QUESTION CONCERNANT LA POLITIQUE COMMUNALE DE GESTION DU PATRIMOINE ARBORÉ DE MEYLAN.


Monsieur le Maire,
Le mode de gestion des arbres, arbustes et haies à Meylan ainsi que leur techniques d’élagage
continuent de poser question à de nombreux Meylanais qui s’étonnent de voir des arbres tronçonnés dans les espaces publics , sans explication. Par ailleurs, le nombre d’arbres abattus à l’occasion des programmes immobiliers et des projets urbains est important sans que les mesures compensatoires ne soient visibles, alors que dans le projet de PLUi , Meylan est catégorisée « ville parc » .
Question
– Quelle est la politique communale de gestion du patrimoine arboré de Meylan ( arbres, arbustes, haies) ?
Plus particulièrement :
– Quel est le suivi des arbres ? Tenez vous un décompte des arbres existants, et des arbres supprimés ?
– Quel est le budget annuel affecté à la gestion patrimoine arboré de Meylan ( arbres, arbustes, haies) ?
– Prévoyez vous un budget arbre pour chaque projet d’urbanisation communal, et l’exigez vous chez les promoteurs privés ?
– Quelle est la politique de développement durable choisie, et le cadre qualitatif appliqué (il existe par exemple une charte de l’arbre) , et ce cadre est il partagée par les différents intervenants
communaux ?

Réponse de Madame Catherine LECOEUR :
Madame la conseillère, vous avez posé une question relative à la politique de gestion du patrimoine
arboré de notre commune.
En introduction, je souhaite tout d’abord souligner que, depuis quelques années, nous sommes confrontés à des événements climatiques intenses et soudains : vent, sécheresse, neige lourde, etc …
Ceux-ci mettent à mal le patrimoine arboré.
Ces phénomènes sont amplifiés par l’apparition de nombreuses maladies et parasites sur les arbres et arbustes, et notamment la chalarose du frêne, le tigre du platane, la pyrale du buis….
Par ailleurs, il faut être conscient que le patrimoine arboré de Meylan est vieillissant.
C’est pourquoi depuis deux ans la Ville appelle un budget spécifique en investissement dans le but de planter de nouveaux arbres afin de renouveler ce patrimoine. A l’occasion du vote du budget primitif
2019, une enveloppe de 10 000 € a ainsi été attribuée au pôle EDD à cet effet.
Concernant le suivi, les services de la Ville réalisent effectivement un inventaire du patrimoine arboré.
Depuis 10 ans une base de données est en place, maintenant sur SIG.
Il recense environ 5 000 arbres spécifiques, avec l’âge, l’essence, l’emplacement, l’intérêt, etc … Il est mis régulièrement à jour, en fonction des remontées d’informations.
L’entretien de ce patrimoine est partagé entre plusieurs intervenants.
12 Tout d’abord la Ville bien évidemment, selon 2 axes :
– Le Pôle Environnement et Développement Durable, avec, dans le cadre d’un marché public, 40 000 € par an consacrés pour l’entretien du patrimoine arboré. Une entreprise intervient selon
un calendrier et un planning sur demande du pôle EDD.
– Le Centre technique effectue, d’autre part, des interventions à la demande du pôle EDD, et sur des opérations courantes.
Le second intervenant est Grenoble-Alpes Métropole, puisqu’environ 800 arbres lui ont été transférés. La Métropole assure la gestion de ce patrimoine, tout en faisant des comptes rendus à la commune.
En matière d’urbanisme le pôle EDD et le service urbanisme veillent au respect des arbres et des haies.
Des constats d’infractions sont effectués régulièrement.
Un effort important a été fait lors de la procédure d’élaboration du PLUi, puisque le nombre de sujets protégés est passé de 1526 à 2164 entre le PLU et le PLUI, soit une progression de près de 42 %.
Enfin, vous souhaitez connaître nos principes de gestion.
Le pôle EDD, en collaboration avec le service espaces extérieurs, est en pleine redéfinition du plan de gestion différenciée sur l’ensemble de la commune.
Ce plan permettra de redéfinir les principes de gestion en fonction des classes d’entretien et des catégories de végétaux.
Le but est de conserver le caractère de ville nature, de s’adapter aux bouleversements climatiques et d’assurer un entretien plus efficace. Posted in Non classé