Bref historique des parcs à Meylan

L’histoire des parcs meylanais comporte toujours au moins deux acteurs : les décideurs politiques et les citoyens, souvent regroupés en associations…Ces acteurs se sont affrontés, mais aussi, parfois, entendus, pour l’interêt de tous. Ce sont eux qui ont crée les parcs communaux .

« Parc » des Aiguinards : la municipalité de droite, menée par M. Silvy ( maire de 1959 à 1971) avait signé les permis de construire d’une centaine de logements. La municipalité de Monsieur Gillet (1971 -1983 – Groupe d’Action Municipal – divers gauche- ) qui lui a succédé les a annulés . Le contentieux a duré, et c’est la municipalité de M. Cabanel ( droite UDF 1983-1995) qui a payé ensuite les indemnités de dédommagement…

L’association Vivre aux Aiguinards s’est créée sous le mandat de Guy Cabanel (UDF) contre un projet d’urbanisme : il était question de couvrir la piscine et de remplacer le petit terrain de sport par un parking couvert de plusieurs étages. Madame Payen, membre de la municipalité Cabanel, a oeuvré pour que ces travaux soient abandonnés, et ils l’ont été .

La municipalité Gillet ( divers gauche 1971 -1983 ) est à l’origine du parc du Clos des Capucins qu’elle avait acheté en même temps que le couvent; ainsi que du concept de la Zirst Inovallée dont le slogan était « matière grise dans un écrin vert » . A l’origine également de l’urbanisation des Buclos, riche en espaces verts communs, puis de la coulée verte des Bealières ainsi que du respect des trames vertes et bleues de ce quartier. L’urbanisation des tranches 1 et 2 des béalières s’est faite dans le cadre d’une concertation inédite , avec un atelier public d’urbanisme, une liberté de reflexion citoyenne appuyée d’expertise..

Les projets d’urbanisation des espaces verts disponibles de part et d’autre de l’avenue du Taillefer ( urbanisation du Bachais) devenus ensuite les parcs du Bruchet et du Bachais, ont suscité, sous le mandat de Guy Cabanel, une forte mobilisation des associations de cadre de vie (Unions de quartier, écologistes…). On doit cependant à monsieur M. Cabanel lui même le retrait ( la veille du Conseil Municipal) de la délibération d’urbanisation qui cristallisait les mobilisations.

 L’urbanisation de Maupertuis s’est faite, après une ( assez brève) mobilisation citoyenne, dans la négociation avec la municipalité Cabanel (1983-1995). Deux écologistes « médiateurs »ont joué un rôle central pour qu’existe la coulée verte en face du chateau de Maupertuis : Jean Francois Noblet et Gine Wagnozzi. Le parc des Etangs, lui, ne devait pas être urbanisé.

La municipalité Boucherle (1995-2001, divers gauche) a refusé que le parc des Léchères devienne constructible. Elle a protégé l’espace vert et la trame verte chemin de Maupertuis- Monarié, ainsi que des jardins familiaux. Aujourd’hui cet espace doit être conforté au PLUI.

Par la suite la municipalité de Mme Tardy de 2001 à 2015 (qui fut condamnée en 2016 pour prise illégale d’interet,) ainsi que ses remplacants jusqu’en 2020 (Mr Guiguet-Peyrin- Hours Blanc…) n’a plus eu d’ action en faveur des parcs ni de conception urbanistique intégrant les parcs, jardins ou paysage... comme l’attestent Le plan Local d’urbanisme 2012 – 2020, et les constructions recentes…


Depuis le 28 janvier 2020 c’est le plan D’urbanisme intercommunal qui s’applique. A cette occasion le parc des Ayguinards est devenu non constructible. Mais d’autres espaces verts de détente sont encore à protéger. Du travail pour la municipalité élue en 2020.