Enjeux: Qualité de Vie pour tous

Sans rentrer dans des considérations planétaires Nord Sud – auxquelles nous sommes sensibles si nous voulons nous donner les chances d’un developpement soutenable- , disons succintement que :

Pour nombre d’habitants de l’agglomération grenobloise, cela consisterait à pouvoir béneficier des avantages des villes ( au plan culturel, économique sociale etc..) tout en ayant un accès  facile à la Nature. A Grenoble, les montagnes s’offrent  à la vue et la nature n’est jamais bien loin. En profiter exige cependant d’avoir les moyens, dans tous les sens du terme,  de se déplacer.

A Meylan, ville traditionnellement choisie pour son cadre, c’est l’urbanisation amorcée ces dernières années essentiellement dans le « Bas Meylan » ( incluant l’avenue de Verdun), qui, fortement contestée par les habitants, a reposé la question de la qualité de vie et permet de préciser ce que , pour les Meylanais, n’est pas la qualité de vie, et ce qu’ils refusent.

Densification, constructions au bord des grandes voiries à fleur de bitume, coupes sombres dans les haies arborées, et constructions sans commodités ( LCR, lieux de rencontres, espaces verts et jeux pour enfants…) dont les meylanais n’ont guère été privés dans le passé, marquent une régression à l’heure où il est question de renaturer les villes. La ville de Meylan avait « inventé » la construction de logements sociaux conviviaux , participatifs, au milieu de la nature, ( quartiers Bealières, Buclos..) et le respect des Trames Vertes et bleues: ruisseaux, noues, végetation naturelle…

Aujourd’hui la forme urbaine, l’architecture récente, banalisée, est la même quel que soit le quartier. Alors que Meylan comporte encore d’anciennes ferme et des hameaux qu’il serait facile de continuer à mettre en valeur, ainsi que des vues sur les grands paysages montagnard et agricoles ( Plaine et Lac de la Taillat…).

La densité de certaines réalisations dans Inovallée, lieu de renouvellement urbain majeur, qui fut un modèle de  zone « verte », s’effectue à la parcelle sans plan d’ensemble, selon une densité par ailleurs supérieure aux «prescription du SCOT ».

Comme les tentatives d’amendements qualitatifs du PLU en 2012 et 2014 (par la minorité ) sont  restées vaines, le nombre de constructions prévus au SCOT et au PLH rend désormais « périlleux » la poursuite des objectifs engagés.  Le PLU de 2012 en est essentiellement responsable, mais il convient de corriger ses aspects négatifs dans le PLUI (Plan local d’urbanisme intercommunal) en construction, qui marque une forme de progrès, mais doit en partie être rectifié ou précisé (Il en est question dans ce site). Pas surprenant dans ces conditions que les Meylanais se soient assez massivement exprimés lors de  l’enqête publique.

LES ENJEUX QUALITATIFS SONT LIES A L’URBANISME ET A L’ ENVIRONNEMENT, AUX « TRAMES VERTES ET BLEUES » HAIES, RUISSEAUX, ARBRES, MAIS PAS UNIQUEMENT : ILS SONT AUSSI LIÉS A LA PRÉSENCE DE LIEUX DE BIEN ÊTRE, ET DE CONVIVIALITÉ . IL ESSENTIEL DE FAVORISER LA RENCONTRE, LES ECHANGES DE TOUTES SORTES, ET LES DEPLACEMENTS « DOUX » (À PIED, A VELO ..) A L ÉCOLE ET A LA BIBLIOTHEQUE, AUX PETIS COMMERCES…) , CE QUI SUPPOSE QUE L’ON NE SOIT PAS L’OEIL RIVÉ SUR SA VOITURE.
C’EST À CELA QUE NOUS VOULONS TRAVAILLER !

En savoir plus: voir notamment la catégorie publications (environnement) et la catégorie urbanismeS